Septembre 2026, réouverture de l’atelier et mes projets sont encore en gestation. Pour M..N.. je dois trouver des plaques identiques au millimètre près, et trouver un moyen technique d’en caler deux ou trois sans que l’impression multi-couleurs ne présente de jeu. Pour la série A..80.. je dois finaliser les projets des linos afin de mieux organiser les masses de noir/blanc entre elles. La rentrée est passée avec son cortège habituel de misères, du coup j’ai beaucoup tourné sur ma playlist punk (les Ramones, les Sheriffs, les Stooges, Richard Hell & ses Voïvods, L7, Johnny Rotten, Descendents etc). Plutôt que de me lancer dans une très technique aquatinte, je retourne aux bases.
Je récupère en rue un plastoc transparent pour cadre, que je vais littéralement graver au clou. Le plastique est légèrement mat, ce qui garantit un ‘bruit de fond’ à l’impression. Il est cassant et se délite si on presse trop; pas possible de fignoler de beaux biseaux. Je me lance dans des dessins très rapides et nerveux (le clou fait un bruit strident qui indispose tout le monde – kriiiaaaak! skriiiik!). Chaque image tourne sur un élément social vécu : souvenir, énervement, interaction, moment; donc vous y êtes peut-être incognito. Résultat: un peu ma « période vache », ça me rappelle vaguement des dessins ’90s sans que je ne remette un nom dessus. Pas grand-monde n’apprécie jusqu’ici, mais ça faisait un bail que je ne m’étais pas autant amusé.









